Ce que votre jeune moi peut vous apprendre sur le leadership
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Ce que votre jeune moi peut vous apprendre sur le leadership
Il existe une photo de moi bĂ©bĂ©, debout dans mon trotteur, ouvrant le frigo et fonçant directement sur le ketchup Heinz. đŒđ

(Et oui, le frigo trahit parfaitement mon Ăąge.)
Quand je la regarde maintenant, j'entends presque ce qu'elle dirait :
âVisez ce que vous dĂ©sirez vraiment.â
Elle n'a pas hésité.
Elle n'a pas trop réfléchi.
Elle ne s'est pas demandĂ©e si elle en avait l'autorisation, les qualifications ou si elle Ă©tait prĂȘte.
Elle a fait confiance Ă son instinct.
à un moment donné, beaucoup d'entre nous perdent cette voix.

Quand l'autocritique remplace la sagesse
En matiÚre de leadership, l'autocritique est souvent confondue avec la discipline. On se persuade qu'elle nous permet de rester performants, responsables et affûtés. Et pendant un temps, cela peut sembler fonctionner.
Mais à la longue, cette voix intérieure critique finit par coûter cher.
Je le constate tous les jours chez les hauts dirigeants :
- remettre en question des décisions qu'ils sont parfaitement capables de prendre
- forcer au lieu d'écouter plus profondément
- se soumettre Ă des normes qu'ils n'imposeraient jamais aux autres
- confondre la pression avec l'excellence
Ce que l'on oublie souvent, c'est quelque chose de bien plus puissant que la critique : l'auto-empathie.
Pas un excĂšs.
Pas de complaisance.
Mais aussi la capacitĂ© Ă se traiter soi-mĂȘme avec la mĂȘme clartĂ©, le mĂȘme respect et la mĂȘme compassion que l'on tĂ©moigne aux autres.

Pourquoi l'empathie est un avantage stratégique
Lâempathie â et en particulier lâauto-empathie â nâest pas une qualitĂ© de leadership â faible â. Câest un vĂ©ritable levier de performance.
Les dirigeants qui agissent en se fiant à leur confiance en eux plutÎt qu'à leur propre jugement :
- prendre des décisions plus claires sous pression
- se remettre plus rapidement des revers
- instaurer un climat de confiance psychologique sans perdre son autorité
- Agissez avec une conviction calme plutÎt qu'avec réactivité.
Quand on n'est pas en guerre contre soi-mĂȘme, on est bien plus apte Ă diriger les autres.
Et cela commence par renouer avec quelque chose que la plupart d'entre nous avons laissé derriÚre nous depuis longtemps : notre jeune moi.

Une invitation Ă faire une pause
Trouvez une photo de vous enfant.
Regardez-les dans les yeux.
Puis, discrĂštement :
- Dites-leur que vous les aimez exactement tels qu'ils sont, quoi qu'il arrive.
- Donnez-leur la permission d'ĂȘtre parfaitement imparfaits, curieux et courageux.
- Engagez-vous Ă ĂȘtre la personne qui dĂ©fend leurs intĂ©rĂȘts, protĂšge leur voix et se tient fermement Ă leurs cĂŽtĂ©s.
Ce n'est pas de la nostalgie.
C'est alignement du leadership.
Car cet enfant fait toujours partie de vous â la partie qui sait ce qui compte, qui sent quand quelque chose cloche, qui aspire Ă un sens au-delĂ de la performance.

Diriger par l'acceptation, et non par l'auto-pression
Nombre de dirigeants avec lesquels je travaille ne sont pas bloqués par un manque de compétences ou d'intelligence. Ils sont bloqués par un monologue intérieur incessant qui leur répÚte :
â Pas assez. Pas encore. Faites mieux. â
Mais le leadership ne se développe pas par l'auto-attaque.
Cela s'approfondit Ă travers l'acceptation de soi.
Tu es toujours cette personne.
Tu en es digne.
Tu es suffisant.
Et peut-ĂȘtre que le prochain niveau de votre leadership ne consiste pas Ă devenir quelqu'un d'autre â
mais il s'agit de s'autoriser à aller vers ce que l'on désire vraiment.

Si cela vous parle, vous apprĂ©cierez peut-ĂȘtre la lecture de :
Comment trouver l'acceptation de soi dans un monde conçu pour l'autocritique
â https://ceoofyour.life/2021/12/how-to-find-self-acceptance-in-a-world-designed-for-self-criticism/
Réflexion pour les dirigeants :
Que te dirait ton toi plus jeune aujourd'hui ? Et qu'est-ce qui changerait si tu l'Ă©coutais vraiment ? đ






